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Il faut regarder, 

regarder intensément 

et rêveusement le visible, pour voir vraiment,

pour tout à la fois déployer et affûter sa vue

et l’éblouir alors de visions, non pas de fantasmagories,

d’hallucinations, mais d’images bien concrètes saturées 

de matière, de couleurs, de présence, et par là même

infusées d’invisible, poreuses et résonnantes ;

ainsi le familier se révèle-t-il soudain 

puissamment insolite. 


Sylvie Germain